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Quelques Déclics: création et ouverture du studio

Retour sur la création du studio à Vitry le François

Voici un article dont j’ai longtemps rêvé. Je voulais en faire quelque chose de grand, technique ( avec de la vidéo, du time-lapse, une musique « épique »), couplé à une inauguration officielle de grande envergure, en live sur les réseaux sociaux, médiatisée et tout et tout. Mais ça c’était avant le confinement. J’avais d’ailleurs improvisé une petite danse en guise de teaser…

Mais à peine ouvert, j’ai fermé le local pour lutter contre la propagation du COVID-19. Alors comme j’ai du temps devant moi, je vais vous raconter un peu la genèse de ce studio. 

Les origines : La magie du labo noir et blanc

Au tout début de 2001, suite au décès de mon beau-père, je récupère son reflex argentique et attrape très vite le virus (!) de la photographie argentique,  une passionnite fulgurante de longue durée dont je n’ai toujours pas guéri. Un collègue enseignant m’apprend les bases du labo noir et blanc, j’achète le matériel et commence à calfeutrer régulièrement les fenêtres de la cuisine pour faire mes premiers tirages. Par la suite j’installe un labo au sous-sol et y passe de nombreuses soirées, laissant sécher jusqu’au lendemain mes plus beaux tirages au milieu des chaussettes de la lingerie. J’achète par brouettes les appareils dont tout le monde se débarrasse sur ebay, j’essaie, bricole, répare (et détruit quelquefois) tout ce que je trouve. J’épluche les sites spécialisés, connais par coeur les différences entre tous les modèles d’appareils télémétriques russes des années 70. A cette époque j’étais tellement à fond que j’ai dû sans le savoir, faire gagner quelques dîners de cons… 😉

Pentax P30

La magie de l’argentique en quelques mots ? Le nombre limité de vues, qui oblige à réfléchir (ainsi que le prix des films, qui encourage à la sobriété !). Le temps nécessaire avant de voir ses photos, l’apparition de l’image dans le révélateur, l’utilisation de vieilles mécaniques au lieu d’avions supersoniques aseptisés. La sensation de tout faire soi-même, sans assistance. Cette pratique revient à la mode aujourd’hui, notamment chez les photographes n’ayant connu que le numérique. 

L'origine du nom "Quelques Déclics"

J’ai très vite voulu montrer ce que je faisais et partager cette passion. Je voulais me faire un site Internet, mais inconcevable de l’appeler « SébastienChauchot.com » à l’époque, je trouvais ça tellement prétentieux de faire un site avec son nom. Quelques Déclics sonnait bien (ça rappelle un peu le bruit du déclencheur) et surtout, ça n’existait pas.

Besoin d'espace

Après plusieurs années passées à tester puis développer mon activité sous le régime d’auto-entrepreneur, je commençais à me sentir à l’étroit dans mon bureau. Avoir un local disponible et spacieux qui me permette de travailler et recevoir mes clients dans les meilleures conditions est devenu une obsession.

Après beaucoup de recherche et plusieurs devis de construction sur mon terrain, je me suis rendu compte que ce n’était pas l’idéal. La meilleure solution était de trouver un local en ville. 

Un photographe à Vitry le François ? Sérieux ?

Passé en SARL début 2019, je devais voir plus grand, à plus long terme. Ce studio sur mon terrain serait peut-être trop petit dans quelques années. J’ai donc visité tout ce que je pouvais à Vitry: du rénové, de l’ancien vétuste en passant par l’inadapté. J’ai fini par trouver mon bonheur… 

Alors justement : « Est-ce vraiment une bonne idée d’ouvrir un studio en ville ? »

  • Être au centre-ville donne une meilleure visibilité et une meilleure accessibilité (également accessible aux personnes à mobilité réduite).  
  • Je suis persuadé que nous aurons besoin dans le futur de « relocaliser » nos vies (la crise actuelle du COVID-19 tendrait à le prouver ) et que les petites villes comme Vitry le François ont des cartes à jouer.  On y trouve à peu près tout ce dont on a besoin, on s’y gare rapidement et jamais très loin de sa cible.
  • Pour gagner en confort de travail et en possibilités d’évolution.

Descriptif du studio

Tout avait été rénové il y a une dizaine d’année, pas de gros travaux à prévoir, principalement de la décoration. L’enjeu était de passer d’austères et jaunes bureaux de comptables à un espace chaleureux et moderne où doivent naître créativité et vraies émotions… Rien à voir avec la compta ! 

J’avais en tête une déco industrielle, métal et bois de récup. Mais c’est trop à la mode et pas assez subtil, pas assez « atelier d’artiste ». Je voulais que ce soit moderne, épuré et classe avec cependant un petit côté rugueux et imparfait, presque brut. Parce que c’est comme ça que je vois ma photographie… J’aime les imperfections, j’aime les choses qui ont déjà vécu  et qui ont quelque chose à raconter. Je n’aime pas ces portraits trop lisses, trop parfaits et qu’on essaie de nous vendre  sur les réseaux sociaux ou dans les magazines, avec force applis et retouche numérique.  Ils se ressemblent tous mais ne ressemblent pas à la réalité, ce ne sont que des masques. Mais je m’égare…  Place donc aux rouleaux de peinture, aux panneaux d’OSB et à un revêtement de sol qui ressemble à du bois ! 

En parallèle des travaux je cherchais activement un comptoir de métier d’occasion sur Internet mais ne trouvais pas ce qui me plaisait. Les tarifs étaient bien supérieurs à ce que j’imaginais. Pour juste un peu plus cher, un menuisier du coin m’a créé de A à Z exactement ce dont je rêvais, avec la touche de créativité perso qui donne le caractère unique de ce comptoir. Pour moi l’artisanat local est une vraie richesse et en ces temps où la mondialisation vacille je crois qu’il est bon de s’en souvenir… et de soutenir les artisans ! 

C’est la pièce centrale de l’accueil, qui me permettra d’encadrer mes tirages, de présenter mes albums. Eventuellement de boire un café aussi, mais je crois que les fauteuils juste en face sont encore plus adaptés ! 

Je voulais un accueil confortable, où je me sente dans mon élément et où l’on prenne le temps de se connaître et de se comprendre. En effet, photographier un mariage n’est pas une affaire courante vite expédiée. Un portrait professionnel se réfléchit, en fonction de l’usage que l’on veut en faire, du milieu professionnel concerné etc. Un reportage ou des photos d’illustration d’entreprise doivent être adaptées à une image de marque, à un objectif précis. Tout cela passe par une bonne compréhension mutuelle. 

La réussite d'un projet passe par une bonne préparation ... et par Quelques Déclics !

Dans un prochain article je vous détaillerai les possibilités en prise de vues et formation. En attendant, prenez soin de vous et profitez de ce temps-libre-imposé pour trier les photos sur votre smartphone par exemple et faire un album avec les meilleures ! N’hésitez pas à me poser vos questions si vous avez besoin d’aide sur ce sujet ou un autre. 

ps: vous pouvez aussi me rejoindre sur Instagram ou sur ma chaîne youtube où j’ai commencé à publier des tutos photo. Je serais très heureux de vous compter parmi mes abonnés et cela doperait ma motivation à publier davantage ! Merci  et à bientôt ! 

2 réflexions au sujet de « Quelques Déclics: création et ouverture du studio »

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