Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Vous connaissez tous (au moins de vue)  la Graflex Speed Graphic, légendaire appareil de reporter américain des années 40. Figurez-vous qu’on peut aujourd’hui encore prendre des photos avec ! En y mettant une sacrée dose de bonne volonté bien sûr, parce que ce n’est pas aussi simple que de dégainer son iPhone.

Depuis quelques années, ces deux noms provoquent chez moi des sensations étranges… curiosité incontrôlable, clics de souris effrénés, consultation compulsive de sites d’enchères, picotemenst aux yeux… il fallait trouver une solution.

Les photos et explications techniques de  Maël Bilquey furent le déclencheur de ces symptômes. Le site incontournable Graflex.org puis le bricoleur génial  Jo Lommen et de nombreux autres photographes talentueux* dont je découvris les sites par la suite (ha ha !) ne firent qu’aggraver la maladie. Il fallait que j’essaie ce combo devenu mythique à mes yeux ! Les augmentations de salaire dans l’éducation nationale restant beaucoup plus raisonnables que le réchauffement climatique (ouf), j’avais plutôt bien résisté… Jusqu’à ce que  François, sympathique membre du forum 35mm-compact , décide de mettre en vente sa Press Camera. Très gentiment, il m’a proposé de l’essayer, pour  (enfin !) satisfaire ma curiosité dévorante … et peut-être tomber en amour. 🙂

Trêve de baratins et préliminaires, voici donc mes premières impressions.

J'ai ajouté le Hasselblad à gauche, pour donner une idée de l'échelle.

Dès la réception du colis (et au vu du sourire un peu figé de la factrice) on comprend qu’il ne s’agit pas d’un matériel de fillette. C’est du lourd : 4 ,4 kg, dont 1,5 kg  d’objectif (avec son pare-soleil). Pour comparer, la Busch Pressman D, au milieu, pèse avec son petit Raptar 135 mm 2.5 kg.  Plus légère, plus compacte, elle offre la possibilité de faire des bascules avant. Le petit Hasselblad, que je trouvais trop encombrant, ne dépasse pas 1.5 kg (mais c’est du moyen format !)

Pourquoi donc s’encombrer d’un appareil encore plus ancien et plus lourd ? Le secret est à l’arrière :  un obturateur à rideau permet de monter sur la planchette avant des objectifs sans obturateur central ! De vieux objos pas chers ou très anciens, ou encore tous les bricolages qui passent par la tête de l’utilisateur ! Il ne s’agit donc pas de performances mesurables en terme de piqué, netteté et précision mais de recherche et de travail sur le flou, sur le rendu poétique, voire inattendu que l’on peut obtenir avec ces différents montages.

L’Aero Ektar ici présent est caractérisé par sa très grande ouverture qui permet de très beaux flous d’arrière-plan. Voici le premier essai, daté de dimanche matin. Le plus difficile a été de scanner le plan-film en deux fois puis d’ assembler les deux parties avec le logiciel Hugin. Deux heures d’énervement… j’aurais été plus vite à faire des tirages papier !

Mise au point réussie malgré le modèle mobile et la faible profondeur de champ !

La première bonne surprise est la facilité de mise au point sur le dépoli malgré la grande ouverture et la faible zone de netteté.  L’image formée sur le dépoli est très lumineuse, c’est très agréable :-). Les petits sujets étaient assez bien disposés, pour une fois ils n’étaient pas trop mobiles  ( encore endormis !).

Pour faire une bonne mise au point avec des enfants, il faut qu'ils soient encore endormis !

Les autres suivront bientôt, le temps que je me fâche encore un peu avec Hugin.

Pour illustrer l’intérêt créatif des bascules, voici une photo faite avec la Busch Pressman cet hiver (je n’ai même pas eu le courage de sortir, hou la honte !). Vous noterez le flou obtenu en haut et en bas de l’image en basculant la platine porte-objectif (qui ainsi n’est plus parallèle au plan-film).
La bande blanche correspond à une erreur de manipulation lorsque j’ai voulu vérifier si le châssis était bien chargé … en pleine lumière 🙁
Je l’ai laissée pour m’en souvenir la prochaine fois !

Légère bascule qui diminue la profondeur de champ

* voir les portraits de Jan Scholz, le site de Dave Burnett, Lost in Pixels entre autres.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Seo wordpress plugin by www.seowizard.org.