La semaine dernière fut très intense, avec une série de mini-reportages chez les commerçants de Vitry le François, pour présenter les participants au défilé de mode organisé par l’UCIA et par plusieurs sessions de portrait professionnel réalisées en entreprise et sur le forum des métiers, avec un système simple et léger : un fond pliable et une seule source de lumière.

Cette année sur le forum, beaucoup de collégiens et de lycéens à qui j’ai expliqué qu’une photo de groupe ne pouvait pas remplacer un portrait professionnel sur un CV ou sur les réseaux sociaux. Il est vrai qu’en 4ème on se préoccupe plutôt de partager des trucs entre potes sur snapchat, que de savoir ce qu’on fera comme job plus tard. À ce propos, une chose est sûre, facebook c’est « trop pour les vieux ». Désolé. J’en suis aussi. On est has been, les jeunes n’y sont plus (en même temps, certains y étaient à 8 ans alors ils ont bien eu le temps de s’en lasser ). Aujourd’hui c’est Snap ou Insta. Alors je ne vous parle même pas de LinkedIn… (LOL)

Nous avons pu échanger – à propos d’instagram – sur l’utilité du selfie à la langue qui dépasse, dans le cadre d’un usage pro et même si quelques doutes persistent (je l’ai vu dans leurs yeux), certains ont bien voulu se prêter au difficile exercice de se regarder en face, sans filtre, sans la langue, sans grimace.

Ne riez pas, parce que vous savez que c’est difficile aussi pour les adultes. Pourquoi l’est-ce autant ? Parce qu’on se voit avec un filtre, le pire de tous, celui qu’on a dans notre cerveau, imprimé depuis notre enfance, modelé avec le temps, sur la base des expériences bonnes ou mauvaises, de notre éducation, les encouragements ou les dénigrements que l’on a reçus depuis tout petit.

Lorsqu’on se regarde, on s’examine à la loupe, en fixant notre attention sur nos défauts (ceux qu’on croit avoir, qu’on imagine, ou qu’on nous a « étiquetés »). En fait, on s’auto évalue en permanence, et on est mal placé pour le faire parce qu’on n’est pas objectif. On ne se voit jamais comme les autres nous voient.

Les gens autour de nous ne voient pas ces supposés défauts. Ou alors, ils s’en moquent. Ils nous connaissent comme ça, ne se posent pas de questions sur notre nez trop long, notre oeil gauche qui tombe ou nos cheveux qui rebiquent (croyez-moi, j’en ai eu, je sais ce que c’est). Ils ne s’y intéressent pas… Sauf cas spécial de défilé de Miss, ou entretien d’embauche dans certains milieux. Cependant ils sont sensibles à ce que l’on transmet : joie, énergie, empathie, ou au contraire mauvaise humeur, égocentrisme… là oui, ils le sentent, le remarquent et l’apprécient à sa juste valeur. On ne peut pas changer son physique (« il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes »), mais on peut agir sur son comportement…

Faire son portrait pro c’est donc accepter de se regarder comme on est vraiment, sans trop en faire, sans effets. Donner sa confiance au photographe et à soi-même pour montrer ce que l’on a de mieux à offrir au monde… C’est beaucoup plus compliqué qu’un selfie délirant, en fait. Et ce n’est même pas une question de technique…

Les portraits réalisés jeudi sont disponibles sur cette galerie. Le téléchargement est offert par la Mission Locale de Vitry le François, et il est possible de commander des tirages directement sur le site.

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